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Les 5 erreurs fatales qui plombent une nouvelle carte

November 21, 20258 min read

Le guide stratégique pour optimiser votre offre sans perdre vos valeurs

Votre carte représente le principal levier de rentabilité en restauration (entre 60% et 80%

selon les concepts). Pourtant, 5 erreurs la transforment en boulet financier.

En 20 ans de restauration, du George V à la création d'Afoodi, j'ai fait des erreurs qui m'ont

coûté des dizaines de milliers d'euros chaque année.

Les erreurs ne sont que des étapes vers les solutions.

Voici ce que j'aurais aimé savoir il y a 18 ans quand j'ai lancé la carte de mon premier resto.

LES 5 ERREURS QUI COÛTENT DE L'ARGENT

LES 5 ERREURS QUI COÛTENT DE L'ARGENT

Depuis le George V en 2006 jusqu'à la création d'Afoodi, j'ai passé 20 ans à affiner ces questions.

J'ai automatisé la méthode du menu engineering – une méthodologie éprouvée mais

chronophage –pour que vous ne perdiez plus ni temps, ni argent.

Découvrons ensemble ces 5 erreurs et comment les corriger.

ERREUR #1

Structure de marge inadaptée : vous pilotez sans visibilité

restaurant

LE CONSTAT

La majorité des restaurateurs multi-sites travaillent encore avec un ratio matières uniforme "pour

simplifier". Le problème ? Vous ne pouvez pas avoir le même ratio matières sur un flagship

en centre-ville et une franchise en périphérie. Pas les mêmes loyers, pas la même clientèle,

pas les mêmes objectifs de CA.

Note importante : On a tendance à confondre le ratio matières (% du CA en achats

alimentaires) et le coefficient multiplicateur (prix vente / coût matières). Le ratio matières est

votre objectif de gestion globale, le coefficient est votre outil de tarification item par item.

LE COÛT CACHÉ

Sans structure de marge adaptée par concept, on navigue à vue :

• Impossible de standardiser ET d'optimiser simultanément

• Vos établissements performants compensent les autres sans que vous le sachiez

• Vous prenez des décisions de prix sans savoir si elles sont alignées avec vos objectifs financiers

restaurant

La vraie question n'est pas "combien je veux de marge globale" mais "combien DOIT faire chaque type d'établissement pour atteindre mes objectifs groupe".

COMMENT CORRIGER

Étape 1 : Définissez vos objectifs par concept (CA cible, couverts, ticket moyen, résultat net,

personnel, charges fixes)

Étape 2 : Calculez votre ratio matières cible. Exemple : 100k€ CA - 35k€ personnel - 25k€

charges fixes - 10k€ charges variables - 8k€ résultat net = 22k€ matières, soit 22%

Étape 3 : Segmentez vos établissements (flagship premium 28-32%, franchise volume 25-28%,

zone touristique 26-30%)

Étape 4 : Pilotez avec visibilité (ratio réel vs ratio cible par établissement)

Afoodi automatise ces calculs et ce suivi pour tous vos établissements

ERREUR #2

Prix au coefficient uniforme : perdre des clients ET de la marge

clients

LE CONSTAT

"On fait du coeff 3 partout pour assurer la marge." Je l'entends toutes les semaines.

88% des salariés français choisissent leur restaurant en fonction du prix (Les Échos

Études, 2024).

Taper fort partout, c'est : rendre vos items populaires trop chers (baisse volume), sous-valoriser

vos items confidentiels (marge perdue), perdre en compétitivité.

LE COÛT CACHÉ

Un coefficient uniforme vous empêche de jouer sur les vrais leviers de profitabilité.

burger

Imaginez : votre burger signature représente 40% des ventes. Si vous le tarifez trop cher, vous perdez du volume ET du CA.

À l'inverse, votre terrine de foie gras à l'armagnac (moins de 5%des ventes) pourrait être tarifée plus haut.

Dans les deux cas vous laissez de l'argent sur la table.

Une erreur de 1€ sur un item populaire (30% ventes) peut coûter entre 15 000€ et 30 000€ par

an et par établissement.

COMMENT CORRIGER

Étape 1 : Classez vos items (Stars, Icônes peu rentables, Trésors cachés, À reprendre)

Étape 2 : Adaptez vos coefficients (items populaires = coeff bas, items prestige = coeff haut)

Étape 3 : Testez sur 3-5 items stratégiques pendant 2-3 semaines

Étape 4 : Pilotez centralisé avec autonomie locale

Afoodi classe automatiquement vos items et vous aide à trouver le

coefficient idéal pour chaque prix

ERREUR #3

Prix déconnectés de la perception client : le message invisible

pay

LE CONSTAT

Vos prix communiquent la valeur perçue de ce que vous offrez. Cette perception génère une

attente de valeur et une prise de décision d'achat.

Vraiment ? Oui, vous faites pareil. Si le service Afoodi coûte 10 000€/mois ou 10€/mois, quel

calcul faites-vous ?

56% des Français ont supprimé un composant de leurs repas au restaurant en 2024

(Neorestauration, 2024).

LE COÛT CACHÉ

Quand vos prix ne sont pas cohérents avec la perception de valeur attendue selon votre

positionnement :

• Prix trop bas"C'est louche, mauvaise qualité" (sauf positionnement discount)

• Prix trop haut"Ça ne vaut pas le coup, je ne reviendrais pas"

• Prix incohérents"Certains items cannibalisent les autres"

review

Dans le multisite, un client déçu sur un établissement contamine la perception de toute l'enseigne.

COMMENT CORRIGER

Étape 1 : Définissez votre positionnement prix (rapport qualité-prix, milieu de gamme, premium)

Étape 2 : Benchmarkez 3-5 concurrents directs sur items comparables

Étape 3 : Créez une architecture de prix cohérente (entrée de gamme, cœur de gamme,

premium)

Étape 4 : Mesurez la Réaction client/Prix - Consomment-ils haut ou bas de gamme ?

VENDRE AU BON PRIX = FAIRE PLUS DE CA (Ticket moyen + Perception)

Afoodi compare vos prix à la concurrence locale et vous aide à

créer une stratégie de prix cohérente

ERREUR #4

Valeur ajoutée invisible : l'histoire que vous ne racontez pas

food

LE CONSTAT

71% des clients sont prêts à payer plus cher pour des plats faits maison (Snacking, 2024).

Important : Il existe un écart entre intention déclarée et comportement réel. 15-25% sont

réellement prêts à payer un premium, mais cette minorité est significative et croissante (zones

urbaines, CSP+).

Comment justifier un prix premium sans label visible ?

LE COÛT CACHÉ

Vous avez des points forts, mais vous ne les valorisez pas.

Quel ingrédient, quel vin, quel service dont vous êtes fier ? Quelles recettes ont le meilleur

impact pour la planète ou la nutrition ?

menu

Si votre carte ne les reflète pas, c'est un manque à gagner : vous pourriez vendre plus cher et mieux.

Tous les restaurants ont une histoire à raconter. Sinon, vous vous battez uniquement sur le prix.

COMMENT CORRIGER

Étape 1 : Identifiez vos 3 points forts (produits locaux, labels, fait maison, impact faible,

approvisionnement éthique)

Étape 2 : Quantifiez quand possible ("80% produits français", "plats végé émettent 3x moins

CO2")

Étape 3 : Intégrez le storytelling (icônes visuels, mentions courtes, QR code détaillé)

Étape 4 : Formez vos équipes - vos serveurs font vivre votre valeur ajoutée

Afoodi calcule l'impact environnemental et nutritionnel de chaque item et vous permet de créer des

Meal for Planet (formules bas carbone et rentables)

ERREUR #5

Offre inadaptée aux heures creuses : l'argent qui s'évapore

restaurant

LE CONSTAT

Mon premier resto à Londres tournait à vide l'après-midi. J'avais créé une formule Tapas : pour

certaines bouteilles achetées, une planche tapas offerte (15h-17h, lundi-jeudi).

La marge sur le vin couvrait le coût de la planche. Le restaurant faisait +200% de fréquentation,

permettait de faire découvrir le concept et créer une atmosphère dynamique avant l'afterwork.

Chaque établissement a des plages horaires sous-performantes - ce sont ceux-là qu'il

faut accélérer.

Chaque heure vide ne sera JAMAIS récupérée.

LE COÛT CACHÉ

Sans stratégie adaptée :

• Service calme (mardi) : 30% capacitéperte sèche

• Service bondé (samedi) : tables qui ne tournent qu'une foismanque à gagner

restaurant

Dans un groupe multisite, tous les établissements n'ont pas les mêmes heures creuses.

Mais vous proposez la même carte partout, aux mêmes prix, tout le temps.

COMMENT CORRIGER

Étape 1 : Analysez votre taux de remplissage pendant 7 jours par tranche horaire

Étape 2 : Créez une offre adaptée (BON prix + BON produit + LIMITÉE dans le temps)

Étape 3 : Testez UNE offre sur UN service creux pendant 2-3 semaines

Étape 4 : Déployez par zone avec autonomie locale

Référentiel taux de rotation :

• Gastronomie : 1,0-1,2 rotations

• Bistronomie : 1,5-2,0 rotations

• Casual dining : 2,0-3,0 rotations

• Fast casual : 3,0+ rotations

Afoodi analyse vos performances par service et simule l'impact d'offres différenciées

COMMENT PASSER À L'ACTION

De carte intuitive à carte rentable : votre plan d'action

menu

LA TRANSFORMATION AVANT / APRÈS

carte rentable

VOTRE PLAN D'ACTION (SUR LES 30 PROCHAINS JOURS)

Note importante : Prévoyez 2-3 semaines de travail dédié pour un diagnostic complet, ou 4-6 semaines si vous le faites en parallèle de votre activité opérationnelle.

ERREUR 1: Calculez votre ratio matières cible

Temps nécessaire : 5-6 jours

ERREUR 2 : Identifiez vos Stars et items à reprendre

Temps nécessaire : 1 semaine

ERREUR 3 : Benchmarkez 3 concurrents locaux

Temps nécessaire : 1-3 jours

ERREUR 4 : Trouvez 3 points forts à valoriser

Temps nécessaire : 2-3 jours

ERREUR 5 : Analysez votre taux de remplissage

Temps nécessaire : 1 semaine

CES 5 ERREURS, JE LES AI TOUTES FAITES

Au George V, j'ai appris la rigueur. Dans mon premier resto à Londres, j'ai appris l'humilité (et

perdu pas mal d'argent au début). En 20 ans, j'ai compris une chose : la carte n'est pas qu'un

menu, c'est le cœur battant de votre rentabilité.

J'ai créé Afoodi parce que j'en avais marre de voir des restaurateurs talentueux perdre de

l'argent à cause de décisions de carte prises à l'instinct. La méthode du menu engineering existe

depuis 40 ans, elle est éprouvée scientifiquement, mais elle est chronophage et complexe à

déployer à l'échelle.

Afoodi

Aujourd'hui, elle est automatisée et accessible à tous.

Si ce guide vous a aidé, partagez-le à un collègue restaurateur. C'est déjà énorme.

Et si vous voulez qu'on en discute autour d'un café (virtuel ou réel), je suis toujours partant pour

parler cuisine, marges et stratégie.

Léo Guarneri

Fondateur d'Afoodi

[email protected]

Fils de chef, j'ai passé des années en cuisine, puis comme restaurateur à jongler entre mes convictions environnementales et la réalité brutale des marges qui fondent. 
Aujourd'hui, avec Afoodi, je suis au service des restaurateurs qui, comme moi, refusent de choisir entre leurs valeurs et leur compte en banque.

Leo Guarneri

Fils de chef, j'ai passé des années en cuisine, puis comme restaurateur à jongler entre mes convictions environnementales et la réalité brutale des marges qui fondent. Aujourd'hui, avec Afoodi, je suis au service des restaurateurs qui, comme moi, refusent de choisir entre leurs valeurs et leur compte en banque.

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