Élasticité des prix en restauration : définition

L'élasticité-prix de la demande mesure de combien la demande varie quand le prix varie. Une demande est dite élastique quand une hausse de prix fait nettement baisser les ventes ; inélastique quand les ventes bougent peu malgré la hausse. En restauration, tous les plats d'une carte n'ont pas la même élasticité.

Élasticité = variation (%) de la quantité vendue ÷ variation (%) du prix

Exemple : si +10 % de prix entraîne −5 % de ventes, l'élasticité est de −0,5 → demande peu élastique (la hausse reste rentable).

Pourquoi c'est central en restauration

Tous les plats ne se valent pas face au prix :

  • Un plat signature, attendu, peu comparable ailleurs : demande inélastique → de la marge de manœuvre sur le prix.
  • Un plat banal, présent partout et facile à comparer : demande élastique → toute hausse se paie en volume.

Connaître (même approximativement) l'élasticité de ses plats, c'est savoir où l'on peut monter les prix sans perdre de clients — et où il ne faut surtout pas le faire.

Ce qui influence l'élasticité

  • La comparabilité du plat (un plat unique est moins élastique).
  • Le positionnement de l'établissement et l'attente des clients.
  • Le moment (midi rapide vs dîner plaisir n'ont pas la même sensibilité).
  • La valeur perçue : un plat dont la valeur perçue dépasse le prix supporte mieux une hausse.

Attention au piège

Raisonner « j'augmente tous les prix de X % » ignore l'élasticité. Sur les plats élastiques, la hausse fait fuir la demande ; le ticket monte un temps, la fréquentation baisse — la spirale. L'enjeu n'est pas d'augmenter les prix, mais d'ajuster les bons prix, sur les bons plats.

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